Si la conclusion de cette enquête n’étonnera guère tous ceux qui avaient déjà de gros soupçons, elle pourrait convaincre ceux qui ne voulaient pas savoir. Selon une vaste étude menée auprès de 105 000 français, il y aurait bien un lien entre la consommation de plats préparés et les risques de cancer. De quoi, espérons-le, ouvrir les yeux du plus grand nombre et bousculer les mauvaises habitudes.

De 2009 à 2017, pendant 8 ans, les 105 000 volontaires de l’étude NutriNet-Santé ont répondu à des questionnaires en ligne. Dans la revue britannique BMJ, les scientifiques expliquent :

« À notre connaissance, cette étude prospective a été la première à évaluer l’association entre la consommation de produits alimentaires ultra-transformés et l’incidence du cancer. »

À la sortie du supermarché, dans les caddies et paniers, on trouve bon nombre de produits ultra-transformés. Il s’agit de produits à la liste d’ingrédients interminable, et cela va bien plus loin que les plats préparés : on les trouve dans les sucreries, charcuterie, même le pain sous vide, bien éloigné de celui que propose votre boulanger.

“Si vous prenez un grain de blé et une céréale petit-déjeuner, vous n’allez plus retrouvez votre grain de blé de façon primaire”, explique Alexandra Gatel, diététicienne et nutritionniste Dietconsult.

 

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Une augmentation de 22% du risque de cancer du sein

Le lien entre la consommation de ces aliments et le risque de cancer est de plus en plus tangible. Selon une étude publiée par le British Medical Journal, le risque de cancer augmente de 6 à 8%, et pour le cancer du sein, cela va jusqu’à 22%. Avec les sucreries et les céréales, on constate un lien toujours plus tangible, mais pas avéré.

“J’ai mes habitudes, je fais mes achats comme ça et je ne suis pas du tout inquiète”, affirme une passante à la sortie d’un supermarché. “Ça me dérange, dit une autre, mais de temps en temps, on se laisse tenter”.

 

Bien lire les étiquettes

En plus d’être trop sucrés, trop gras et trop salés, ces aliments manquent aussi des nutriments essentiels. Il est dès lors conseillé de bien lire les étiquettes, et redoubler de vigilance dans les rayons de nos supermarchés. 50% des produits vendus seraient concernés.

Conclusion ? La consommation d’aliments ultra-transformés augmenterait les risques de cancer de 6 à 18% !

Un résultat sans appel qui méritera malgré tout une étude approfondie, ne serait-ce que parce que, chez les volontaires avalant de grandes quantités d’aliments ultra-transformés, beaucoup sont par ailleurs trop sédentaires et adeptes du tabagisme… Autrement dit, ils cumuleraient les facteurs à risques.

En attendant, la conclusion de cette étude nous invite à encore plus de vigilance et, rien que pour ça, elle mérite d’exister !

 

Sources :

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